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Anges Vampires Démons

Anges Vampires Démons

Jacques Sirgent


Anges, Vampires, Démons... Les combattants de l'ombre.

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Quatrième de couverture :

 

Il est des créatures lumineuses au point d’en être aveuglantes à force de vouloir nous éclairer, et d’autres qui cherchent à dissiper les ténèbres qu’elles hantent cependant. Certaines nous veulent du bien et s’y prennent bien mal, et alors il est presque impossible de distinguer les bons des mauvais... Anges et démons : Les vampires restent à l’écart, et narguant les habitants des pôles extrèmes que sont le Paradis et l’Enfer. Jacques Sirgent, spécialiste de la personnification du mal, a puisé dans des ressources d’informations inédites pour retracer l’histoire de ces créatures de l’étrange et découvrir qui est le plus ancien des trois : L’ange, le vampire ou le démon, et surtout, lequel l’emportera sur les deux autres.

L'angéologie a le vent en poupe depuis qu'Anne Rice s'est mise à disserter sur les anges. La saga Twilight/Fascination et le succès grandissant des livres de Jacques Sirgent prouvent que l'intérêt des lecteurs pour les vampires n'a pas diminué et la presse s'émerveille sur un regain d'intérêt des français pour l'ésoterisme et la spiritualité, ou encore les démons ... L’auteur nous présente la première étude sur les liens qui existent entre les trois créatures depuis leur naissance, au cours de la préhistoire. Un panorama complet, englobant l'histoire et l'évolution permanentes des croyances en ces trois créatures surnaturelles qui se livrent un combat sans merci jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un !

 

Extrait :


Du concept même de créature surnaturelle

    Il est trois approches diamétralement opposées et donc irréconciliables que l'on peut adopter concernant les créatures dites surnaturelles et plus particulièrement celles retenues dans cette étude, les anges, les vampires et les démons. Ces créatures essentielles à plus d'un titre sont sans doute nées dans l'imagination de nos ancêtres de la préhistoire, mais furent peaufinées, raffinées et aussi déformées, vilipendées, diffamées, voire même honnies, au fil des siècles par des milliers de lettrés et de religieux aux motivations troubles et à la culture inégale, mais rarement inégalée. Par contre, elles doivent leur survie aux millions d'anonymes qui transmirent leur Histoire et leurs histoires de génération en génération par la tradition orale bien plus qu'à l'absorption régulière de sang, du moins en ce qui concerne les vampires.
    L'inconvénient est que l'attitude qu'on adopte envers cette zone appelée l'Au-delà et les êtres qui le peuplent, peut-être, dépend en grande partie de ce que l'on en attend, précisément.
    On peut chercher une simple confirmation ou infirmation concernant l'existence ou la non-existence de cette cinquième dimension ; une attitude suscitée par un intérêt ou une curiosité purement scientifique, mais dénuée d'angoisse, même métaphysique.
    On peut surtout vouloir ne pas voir ses espoirs déçus en découvrant en fin de parcours que toutes les légendes qu'on a entendues dans notre enfance et auxquelles on croyait en secret ne sont que cela, autant de fruits issus de l'imagination débordante de générations de paysans un brin superstitieux et prétendument ignorants...
    On peut aussi éprouver une peur panique en apprenant que ces créatures sont là tapies dans l'ombre, quelque part, peut-être même derrière la porte et nous guettent, nous espionnent ou attendent le moindre faux pas pour nous faire le maximum de mal, en modérer les effets ou en altérer les causes, irrémédiablement.

    La première approche consiste à croire aveuglément, craindre maladivement ou espérer timidement que ces trois entités existent et à chercher des pistes, des indices, des preuves, des traces physiques de leur présence. Ces éléments, une fois en notre possession, nous permettraient de transformer cet espoir et cette croyance en certitude, ou de justifier la crainte et pouvoir enfin se dire, « Je sais, qu'elles existent et sont tout autour et peut-être même tout près de moi ». Ne reste plus qu'à convaincre les autres de ce que l'on sait maintenant être vrai !
    Mais ces preuves existent-elles ?
    À ce jour, personne n'en a jamais trouvé. Il ne faut surtout pas se contenter de symboles et de signes pour asseoir sa certitude comme l'a fait Pierre Jovanovic dans son (en)quête visant à prouver l'existence des anges gardiens. Choisir cette première option reviendrait à prouver que ces trois créatures relèvent à la rigueur du supranaturel, mais ne sont pas ou plus du domaine du surnaturel.

    La seconde est de nier l'existence de ces créatures, qu'elles hantent le ciel lumineux, le gouffre insondable et terrifiant des ténèbres, ou une zone intermédiaire aux contours flous située entre les deux. L'intérêt réside alors dans l'étude des croyances en ces êtres surnaturels et des raisons, souvent valables, logiques et incontournables, mais parfois aussi absurdes et qui font que des millions de gens y ont cru et y croient encore et souvent ont un besoin vital d'y croire. Il faut aussi étudier les motivations, souvent sournoises et refoulées, mais parfois aussi généreuses et altruistes, qui ont poussé des milliers d'ecclésiastiques, de docteurs en théologie, d'écrivains et même de scientifiques à échafauder des théories, souvent alambiquées, sur l'existence des anges, des démons et accessoirement des vampires, sans peut-être eux-mêmes y croire. Les Pères de l'Église, qui se sont comportés comme s'ils avaient été les nôtres, ont une grande responsabilité dans la propagation de ces croyances, des angoisses et des espoirs qu'elles engendrent depuis toujours, entre autres…
    C'est la partie immergée de l'iceberg et qui fait froid dans le dos…
    Il serait même adroit, habile et utile de faire mine d'y croire soi-même, le temps d'un instant pour pouvoir mieux comprendre pourquoi tellement de gens ont besoin de sentir autour d'eux la présence d'au moins une de ces créatures issues de l'au-delà et du monde des ténèbres.
    La troisième et dernière option est d'accepter du bout des doigts et de sa foi l'existence de seulement une ou deux de ces entités et de rejeter comme ridicule l'idée même qu'il puisse exister… des vampires. C'est généralement l'attitude de ceux qui se disent chrétiens, mais ne sont que catholiques et qui n'acceptent d'envisager de croire qu'en l'existence de Dieu, des anges et éventuellement du Diable et de ses cohortes de démons… Mais ils sont de moins en moins nombreux, même au sein de l'Église ! Il existe aussi des optimistes forcenés qui croient seulement aux anges, mais uniquement s'ils sont gardiens… Leurs arguments sont rarement d'ordre scientifique ou même philosophique, tout juste un brin théologique.
    À ce jour, je n'ai encore rencontré personne qui croit seulement à l'existence des vampires, mais pas à celle des anges et démons...
    Cette étude ne choisira qu'une approche, mais évoquera néanmoins les deux autres…

    Elle n'est pas une histoire exhaustive des entités que sont les anges, les vampires et les démons dans toutes les mythologies et civilisations, mais une tentative de cerner pourquoi elles existent dans l'esprit et l'imaginaire des gens, entre autres lieux… L'accent sera mis sur la religion catholique qui est celle qui a donné, souvent bien malgré elle, ses lettres de noblesse :
Aux anges, créatures célestes,
Aux démons, entités chtoniennes originaires du ciel, mais condamnées à vivre en enfer et parfois aussi sur terre ;
Aux vampires, qui naviguent un peu entre les deux, mais préfèrent rester parmi nous, quand même, et le plus longtemps possible, bien que cela ne dépende pas entièrement d'eux.
    Mais si, ni les anges, ni les vampires et encore moins les démons n’existent, il faut alors prendre à rebours la proposition suivante : « Quand un doigt montre le ciel, il n'y a que l'imbécile qui regarde le doigt » ; car si le ciel est vide, sauf d'étoiles, mieux vaut savoir pourquoi il est montré du doigt… Et il faut toujours avoir à l'esprit que ces trois entités différentes, mais pas vraiment dissemblables doivent leur existence réelle ou prétendue à un seul phénomène…
    Les vivants craignent plus ce que les morts peuvent leur faire, s'il leur vient l'idée ou s'ils éprouvent un besoin irrépressible de revenir sur terre, que la mort elle-même, car comme l'a écrit si bien Valéry :
 « De la Mélanésie à Madagascar, du Nigéria à la Colombie, chaque peuplade redoute, évoque, nourrit, utilise ses défunts, entretient un commerce avec eux, leur donne dans la vie un rôle positif, les subit comme des parasites, les accueille comme des hôtes plus ou moins désirables, leur prête des besoins, des intentions, des pouvoirs... »
    Ce texte magnifique peut de plus s'appliquer aux trois créatures dont il est question dans les lignes qui vont suivre… et dont je vais tenter de dérouler devant vous le fil d'Ariane pour que vous ne vous perdiez pas dans le labyrinthe des signes.



De l'époque incertaine et lointaine où les anges, les vampires et les démons ne faisaient sans doute qu'un ; ce qui ne faisait sans doute pas le bonheur ni les affaires de tout le monde…

    La théorie est moins osée qu'il y paraît à première lecture, car elle repose sur un minimum d'arguments, d'observations et de documents qui dissimulent, au milieu d'une symbolique absconse à la limite du subliminal, des préoccupations purement théologiques à défaut d'intellectuelles, des connaissances uniquement théoriques, des affabulations, des frustrations, des envolées lyriques hallucinantes, des sous-entendus, des mensonges éhontés, des intentions et motivations pas toutes honorables, des non-dits inavoués parce qu'en grande partie inavouables, prémisses de fantasmes d'ordre essentiellement sexuel parfois sublimés, mais la plupart du temps tellement refoulés. Mais ce qui caractérise surtout les croyances et les textes concernant les créatures qui hanteraient l'Au-delà est l’absence totale d'expérience sur le terrain ! Car malheureusement, à ce jour, il n'y a que les vivants qui n’aient jamais pu écrire et disserter sur tout ce qui relève du surnaturel, l'Enfer, le Paradis et les êtres fantomatiques qui les peuplent, éventuellement. Cela revient à dire que ce sont les vivants seuls qui savent et peuvent parler des morts. Ces derniers ne peuvent ni confirmer les histoires colportées à leur sujet, ni se défendre et encore moins riposter.
    Quoique…
    Toutes les légendes et bon nombre d'études se présentant comme scientifiques semblent indiquer le contraire !

    [...]

  • Prix : 14 euros
  • Nombre de pages : 300 - broché
  • Langue : Français
  • ISBN 978-2-36151-012-1
  • Format : 14,8 x 21 cm
  • Editeur : Juste Pour Lire
  • Collection : Les énigmes de l'histoire

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